écouter (30 sec. aperçu)

1    Borda borda (Brenda Ohana)
2    Yes I do  (Brenda Ohana)
3    Baião Loco (Jean Yves Candela)
4    Meu caro amigo (Francis Hime)
5    Domingo rico … (Brenda Ohana)
6    Baixo surdo (Brenda Ohana)
7    Internethead (Brenda Ohana)
8    Já conheço (Brenda Ohana)
9    Blue Samba (Toninho do Carmo)
10  Who knows if (Brenda Ohana)
11  Largo …  (Johann BACH)
12  Arrastão (Edu Lobo)

Brenda – percussionniste, compositrice et brésilienne – n’aime pas les étiquettes. Elles risqueraient de la confiner dans un genre.

Sa musique ne s’encombre pas de frontières. Ouverte à tous les registres, empreinte de liberté d’expression, d’invention, d’improvisation. Tout Brenda en somme, qui n’est pas du genre à s’assujettir aux conventions.

Son éducation musicale commence à la maison où papa jouait de la guitare, maman chantait, ils écoutaient beaucoup de musique brésilienne. Mais quand on est adolescente au Brésil dans les années 90, forcément, on tombe dans le rock : parmi les idoles de Brenda on compte Led Zeppelin et Radio Head. De sorte que lorsqu’elle décide de jouer d’un instrument, c’est pour faire du rock : elle choisit la batterie qu’elle étudie en autodidacte. A Belém, capitale amazonienne et ville natale de Brenda, point de professeur de batterie auprès de qui parfaire son apprentissage. Pas même au conservatoire où elle s’oriente alors vers le vibraphone et le marimba. Et vers la musique classique. A 17 ans elle en veut plus. C’est à São Paulo qu’elle va poursuivre ses études musicales, à l’UNESP. L’occasion de découvrir émerveillée le compositeur et percussionniste français Emmanuel Séjourné, maître ès vibraphone et marimba qu’il enseigne à l’Université de Strasbourg.

En 2002, Brenda fait ses valises et part pour Strasbourg pour faire son master sous la direction de Séjourné: « Spécialisation en clavier de percussion ». A partir de 2004 elle navigue entre Paris et le Luxembourg, où elle s’initie aux techniques du jazz avec Guy Cabay, vibraphoniste belge sous influence brésilienne, ça tombe bien ! Elle se découvre de nouvelles amours musicales : Michel Petrucciani, Keith Jarret. Et Lionel Hampton ? Sans aucun doute le plus connu de tous, mais le roi c’était Milt Jackson. En fait, Hampton pensait le vibraphone comme une percussion alors que Milt Jackson traitait le vibraphone comme un instrument mélodique et harmonique.

Ses études musicales terminées, peut-être serait-il l’heure de rentrer au Brésil… mais elle ne rentre pas. Dix ans plus tard, Brenda est toujours là, installée à Paris, car comment partir de ce pays qui a une telle richesse culturelle ? Il y a de la culture partout, de la musique, du savoir. Ici j’ai reçu une formation musicale incroyable, j’ai appris à lire la musique, mais aussi à l’écouter.

Et depuis dix ans maintenant, comme ses maîtres, Brenda mène une carrière tout azimuts dans la musique : quand elle n’est pas sur les routes pour donner des concerts, elle est sur les routes pour aller donner des cours de batterie : rock au conservatoire de Pontault-Combault, classique à Creil… Entre les deux elle compose, enregistre et, avec ses percussions diverses, elle fait partie de la famille du Théâtre de l’Opprimé qui, par vocation, mêle dans toutes ses créations théâtre et musique.

Allure d’elfe, sourire enfantin, regard étonné toujours sur le mode découverte du monde et de tout ce qu’il peut lui raconter de la musique, Brenda retrouve alors les accents de la musique brésilienne.

Dominique Dreyfus